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Comme partout, pendant la guerre, il y a des problèmes
de subsistance et en 1945 la reprise est lente. De 1945 à 1975,
l’évolution économique du François reste celle
d’une commune rurale. La culture de la banane remplace celle de
la canne. Le bourg prend alors une allure de gros bourg à caractère
rural. A la fin des années 70 un ensemble pavillonnaire prit forme
dans les hauteurs de la Cotonnerie, derrière le cimetière.
Ces villas individuelles symbolisent la réalité d’une
classe importante d’employés du secteur tertiaire. Depuis
1995, Le François connaît un nouvel essor. La construction
de nouveaux équipements, la rénovation du centre bourg et
la prise en compte de la dimension humaine de dizaine de projets dans
les quartiers en témoignent. Ces nouvelles orientations ont placé
cette ville sur la voie du développement économique, culturel,
et social tout en affichant une volonté forte de protection de
l’environnement.
Croissance économique rapide, destruction avancée d’une
forêt variée, dernier refuge du peuple Caraïbe pendant
longtemps, alors que des Français s’y installait déjà,
le François fascine. Peut être à cause de ses particularités
économiques et culturelles qui révèlent la complexité
d’une âme profonde. Près d’une centaine d’associations
diverses ont vu le jour au François depuis 1946. Est-ce encore
la preuve d’une énergie latente, diffuse et variée
qui commence à produire ses effets.
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